Le New Musical Express est un hebdomadaire musical anglais, dont le premier numéro est paru en 1952. Le NME a connu le succès en ouvrant largement ses colonnes au rock – un style musical alors nouveau et émergent. Il a été le premier à publier un classement des ventes des 45 tours en Angleterre, voici 54 ans. Depuis 1953, il organise des sondages auprès de ses lecteurs et des concours (Awards), débouchant des tournées de concerts dans tout le Royaume-Uni, dans le but de promouvoir les grandes stars de demain devant un public toujours plus exigeant.
La tournée des New Music Awards de ce printemps 2006 proposait 4 groupes par soirée, jouant dans 13 salles, sur 18 soirées. Le groupe vedette était Boy Kill Boy, de Londres, récemment décrit en ces termes dans le NME « C’est comme si les Smiths partageaient un biscuit disco avec Hard-Fi à l’Hacienda ». Plongé dans la tourmente scénique de la tournée de ce nouveau groupe : l’ingénieur du son de retours Stan Saunders, qui étrennait non seulement une nouvelle coupe de cheveux, mais aussi la console de mixage M7CL, tout aussi nouvelle et tendance.
« J’ai vu une M7CL pour la première fois lorsque je suis allé voir Mags (Magaly Couturier) qui était aux retours sur la dernière tournée de Gary Numan. Elle en était très satisfaite, et je me suis dis qu’il était peut-être temps que je me mette aux consoles numériques… Sur mes fiches techniques, j’avais l’habitude d’écrire PAS DE NUMÉRIQUE ! en majuscules, mais comme tout bouge très vite aujourd’hui, je savais que ça finirait par me laisser en arrière ».
C’est Stageaudio Services, prestataire basé à Stourbridge, qui a fourni la sonorisation pour presque toutes les étapes de la tournée, sauf celles où il se trouvait déjà du matériel sur place. En façade, on trouvait une Midas Heritage, accompagnée par les camions habituels de périphériques et d’égaliseurs graphiques externes. Comme tous les groupes utilisaient la même console de façade, les positions des égaliseurs et des réglages de préamplis étaient soigneusement photographiées avec un appareil numérique. À l’inverse, la M7CL offrait une solution « tout en un » qui se glissait confortablement dans le peu d’espace libre subsistant sur la scène. Nous avons demandé à Stan comment s’était passée son incursion dans le monde mystérieux de l’audionumérique.
« J’ai eu une présentation rapide de la console, quelques minutes, chez LMC à Birmingham, qui fournissait la M7CL ; je suis retourné à l’entrepôt, et il m’a fallu environ 30 minutes pour la configurer pour la tournée. C’est vraiment allé très, très vite. Sur un des concerts, nous avons eu un ingénieur de retours invité : il était prêt en à peine 10 minutes ! Il y a quelques détails que j’aimerais voir modifier, et j’espère que les ingénieurs japonais les intégreront dans de prochaines mises à jour, mais dans l’ensemble, j’ai trouvé cette console vraiment sans mystère, d’approche directe, facile à utiliser. Pouvoir mémoriser la balance de chaque groupe sur une tournée comme celle-ci s’est révélé vraiment très utile, puisque nous n’avions que très peu de temps pour passer d’une configuration à une autre. »
Encore un ingénieur du son de talent qui justifie le dicton : « Quand on n’avance pas, on recule ».