Malgré sa taille, la console Yamaha M7CL donne le son à Razorlight


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Le groupe Razorlight ne semble pas rebuté par des cadences infernales… Il est sur les routes presque sans interruption depuis juillet 2006, tournant sans cesse en Europe, au Japon, aux États-Unis et au Canada. Leur extraordinaire popularité lui permet même d’entreprendre deux tournées des stades au Royaume-Uni en cinq mois !

À l’issue de cette seconde tournée, le groupe retourne en Europe, alignant les dates en Allemagne et en France, se greffant au calendrier des festivals d’été pour quelques apparitions en extérieur – se produisant notamment en tête d’affiche aux festivals de Carling Reading et de Leeds en août 2006.

Alors que le groupe joue dans de grandes salles de ce côté de l’Atlantique, sa réputation peut encore progresser sur le continent nors-américain. Autrement dit, lorsqu’il se produit là-bas, c’est dans des salles plus petites.

Festivals d’été, stades, arènes, théâtres, clubs… des lieux de concert très variés, qui pourraient compliquer considérablement la tâche de Phil McDaniel, ingénieur du son aux retours (d’ESS, à Mansfield). Mais heureusement, il dispose d’une arme secrète qui facilité considérablement sa vie et celle du groupe : la console de mixage numérique Yamaha M7CL.

« Le groupe est passé récemment aux écouteurs personnels (in-ear monitors, ou IEMs) : il est donc très important d’assurer une grande constance au niveau des mixages de retours », explique Phil. « Pour obtenir cette constance, nous utilisons nos propres micros sur la tournée, et il est également très important d’avoir la même console sur chaque concert ».

« Ces deux dernières années, nous avons utilisé beaucoup de consoles différentes, et c’est la Yamaha PM5D qui était devenue notre modèle de choix », poursuit Phil. « Mais compte tenu de la diversité des salles dans lesquelles nous jouons actuellement, la M7CL constitue un choix raisonnable : grâce à ses dimensions physiques plus réduites, elle « passe » dans des salles plus petites, pour lesquelles la PM5D serait trop grosse ».

Grâce à sa puissance, la M7CL est à l’aise, en tant que console de retours, dans pratiquement n’importe quelle situation de concert – ce qui, pour Razorlight, peut aller du club minuscule au stade olympique… « Certains ont été très surpris de constater que nous utilisions la M7CL sur la tournée des stades au Royaume-Uni, alors qu’ils s’attendaient à voir une PM5D ou autre modèle d’une marque concurrente et de prix plus élevé », explique Phil. « Mais lorsqu’il joue sur scène, le groupe ne veut pas penser à ses retours : il veut que chaque concert se déroule le plus naturellement possible. Pour ce faire, nous utilisons la même console sur tous les shows – ce qui est important quand on utilise des ears ».

Sur les plus petits concerts en club aux États-Unis, il reste si peu de place que la console de retours doit prendre place à côté de la console façade – elle-même reléguée dans un emplacement qui n’a rien d’idéal. Comme le constate Phil avec une certaine ironie, « Sur ces concerts, la place est comptée ! ».

Pourtant, aussi paradoxal que cela puisse paraître, la place est souvent tout aussi comptée dans les plus grandes salles où Razorlight est amené à jouer ! « Si nous jouons, par exemple, en première partie dans une tournée des stades, l’espace dévolu au groupe de première partie est vraiment très réduit ! », explique Phil. « Du coup, disposer d’une console qui intègre tout ce dont on a besoin pour le concert, avec tous les effets et les traitements incorporés, est très important. Plus besoin de racks de périphériques externes ! ».

Toutefois, Razorlight et son équipe technique ne pensent pas qu’à eux-mêmes. Lorsque le groupe joue en tête d’affiche, la M7CL offre aussi des avantages aux groupes de première partie. « L’avantage sur les tournées en tête d’affiche est que lorsqu’il n’y a pas beaucoup de place pour la console de retours, nous pouvons tout faire tenir et permettre au groupe de première partie d’utiliser le même espace, de façon à assurer le meilleur concert possible », poursuit Phil. « Si nous n’avions pas adopté cette approche, ils seraient hors de la scène, au niveau du public, derrière tous les appareils, et l’ingénieur de retours ne verrait pas le groupe, ce qui serait d’emblée un cauchemar pour tout le monde ».

Outre ses dimensions, la M7CL offre un accès très convivial à la puissance de ses fonctions numériques, comme l’a découvert Phil : « Tous les traitements de dynamique intégrés semblent très naturels. En ce qui me concerne, si j’insère un traitement, je veux qu’il ait un son naturel et qu’il n’interrompe pas ce que je suis en train de faire. Les compresseurs, en particulier, sont très bons dans ce domaine ».

« Par ailleurs, la disposition des commandes sur la M7CL est bien pensée, parce qu’on visualise toutes les voies en même temps. Pas besoin de passer d’une page à une autre pour passer d’un groupe d’entrées à un autre. La section ‘sends on fader’ sur l’écran est vraiment utile. Et l’écran tactile, quelle aubaine ! Naviguer dans la console est vraiment facile, je trouve l’interface utilisateur réellement intuitive. C’est une console très facile à utiliser ».

Phil a également découvert que l’interface utilisateur de la M7CL est d’une remarquable souplesse, ce qui simplifie l’utilisation en commun de la console par lui-même et par l’ingénieur de retours du groupe de première partie. « Deux ingénieurs du son peuvent trouver leur propre méthode pour obtenir un même résultat, mais en utilisant un chemin différent. On peut très bien passer par des parties différentes de la console pour obtenir la même fonction : écran tactile, clic sur un potentiomètre, via un menu, comme on préfère ! J’ai trouvé la méthode la plus naturelle pour moi, mais l’ingénieur du son du groupe de première partie peut s’y prendre complètement différemment. C’est un réel avantage ».

On l’a compris, Phil est globalement très satisfait de la M7CL et de son fournisseur LMC Audio – et par dessus tout, le tarif compétitif de la M7CL a tenu sans problème dans le budget de la tournée. « C’est une console fantastique, elle a vraiment un excellent rapport qualité/prix. Même si Razorlight est un groupe plutôt connu, les budgets des tournées sont toujours serrés. Je n’avais qu’une certaine somme à consacrer au système de retours, et la console m’a donné tout ce dont j’avais besoin, sans sortir de mon budget. J’en suis vraiment très content, et j’espère que ça continuera longtemps ! ».