Une PM1D sur la tournée mondiale de P!nk


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La chanteuse américaine P!nk vient de se lancer dans une tournée mondiale des stades, dans la foulée de son dernier album, Funhouse. Et pour être sûr que tous les musiciens et danseurs profitent de la meilleure qualité possible au niveau des retours, l’ingénieur du son Horst Hartmann a choisi une console Yamaha PM1D.

La tournée a commencé en mars. Après l’Europe, elle comptait 16 dates au Royaume-Uni et en Irlande, avant de partir pour l’Australie, où pas moins de 60 spectacles sont prévus. Elle repassera ensuite par l’Europe, le Royaume-Uni et l’Irlande, pour une seconde série de concerts – sur chacun desquels on retrouvera la très fiable PM1D.

La PM1D est la première console numérique dont Horst ait appris à se servir. Elle reste sa préférée, pour sa fiabilité, sa qualité audio et sa convivialité : « Quand j’ai voulu passer de l’analogique au numérique, j’ai éprouvé les mêmes doutes que tout le monde… », explique-t-il. « Je me suis donc rapproché de Yamaha pour quelques séances de formation, et j’ai trouvé la transition assez directe, en fait. J’apprécie le fait que la PM1D possède beaucoup de contrôles physiques : pas besoin de faire défiler je ne sais combien de menus parce qu’on n’a que 16 faders pour gérer 200 voies… ».

Sur la tournée Funhouse, P!nk est accompagnée d’un groupe de 8 musiciens : batterie, guitare, basse, violon, deux claviers, deux choristes), plus quelques danseurs. Sans oublier qu’en plus de la scène principale, une « scène B » est érigée au beau milieu du public, avec une passerelle de liaison. Autrement dit, une configuration difficile à gérer pour les retours… « P!nk utilise à la fois des enceintes de retours et des écouteurs personnels (in-ear monitors), parce qu’elle préfère n’utiliser qu’une oreillette. Je lui prépare donc un mix stéréo, que j’envoie sur la matrice en mono. Comme ça, si un jour elle décide d’utiliser les deux oreillettes, tout est prêt ! », explique Horst. « Il y a 8 enceintes de retours pour P!nk sur la scène principale, plus d’autres sur la scène B, et encore des sidefills pour les danseurs. C’est un spectacle très dynamique : comme j’ai des mix séparés pour ses oreillettes et les enceintes de retours, je dois « suivre » aux faders tout au long du spectacle. Les autres musiciens ont des mix stéréo dans leurs oreillettes ; je dois parfois les modifier un peu, mais rien de drastique ».

Les dimensions de ce plateau complexe imposent à Horst et à tous les techniciens backliners de s’installer hors de la scène, ce qui pourrait susciter des problèmes de communication. Un écueil évité en dotant tous les techniciens d’écouteurs personnels, Horst établissant un réseau de communication via la PM1D. « Chaque position possède un micro d’ordres commutable, et j’ai un DCA d’ordres affecté à un fader : pendant le soundcheck, tous les musiciens peuvent entendre tout le monde, mais en mode spectacle, seuls les techniciens s’entendent. C’est facile à implémenter et ça marche très bien : personne ne doit courir vers moi ou agiter les bras pour attirer mon attention. Si un musicien veut que je modifie un peu son mix, il n’a qu’à parler dans son micro, c’est tout ! ».

Comme le spectacle est très dynamique, Horst ne programme que deux Scènes de base lors du soundcheck quotidien : une pour le set de retours de P!nk et une pour son groupe. À partir de ces Scènes, lui et son assistant mixent les retours « à l’ancienne », comme en analogique, grâce à tous les faders que la PM1D met à sa disposition : « Même si je mixe à la main pendant le spectacle, pouvoir revenir instantanément à mon mix de base pour chaque spectacle est très appréciable », remarque-t-il. « Et pouvoir prévoir une Scène pour le groupe signifie qu’on n’a pas besoin de seconde console ».

Avec 110 entrées, 45 sorties et tous ses effets et traitements utilisés (aucun périphérique externe dans les racks du système), la PM1D est mise à rude épreuve lors de cette tournée. Compte tenu de sa durée et de son intensité, Clair Brothers – fournisseur du matériel utilisé – a prévu deux racks DSP avec la console, A et B, ce qui assure une redondance à 100%, au cas où. En cas de problème, Horst peut passer instantanément au DSP B, et même les musiciens ne s’apercevraient pas qu’il y a eu un problème. « C’est juste un backup, une sécurité », sourit Horst. « Nous n’avons pas eu à l’utiliser jusqu’ici, et pour être honnête, je serais étonné qu’on soit amenés à l’utiliser un jour. La PM1D est d’une incroyable fiabilité, et le système me donne d’excellents résultats. La tournée se passe très bien, tout fonctionne parfaitement, et la plupart des dates se donnent à guichets fermés. Les musiciens super, complètement professionnels, faciles à gérer, ils savent exactement ce qu’ils veulent. Grâce à eux et à la PM1D, mon travail est sans problème ».