Histoires d'installations - Digital Mixing Engine


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Un Yamaha DME64N pour les bandes son au British Film Institute


Le British Film Institute, ou BFI (Institut Britannique du Cinéma), existe depuis plus de 75 ans. Sa mission : contribuer à une meilleure compréhension et à une meilleure appréciation des films et téléfilms britanniques. Ses salles de projection, à Londres, comptent parmi les meilleures au monde. Le BFI vient d’ajouter un processeur Yamaha DME64N à son arsenal technologique ; un choix important pour garantir l’évolutivité de ses installations audio.

Le DME est installé dans la salle Southbank du BFI (anciennement National Film Theatre), qui projette plus de 1000 films par an, dans une grande variété de formats. Il s’agit ainsi de la seule salle de cinéma ouverte au public encore autorisée à projeter au Royaume-Uni des films ‘flamme’, dangereux car leur support nitrate est extrêmement inflammable.

Le BFI s’enorgueillit naturellement de la qualité de ses projections. « Le cinéma est une expérience globale », explique le consultant cinéma et technicien freelance Ed Mauger, qui joue un rôle très important dans cette salle. « Les copies des films projetées dans les cinémas régionaux sont produites en masse, elles ne sont pas de particulièrement bonne qualité – je trouve que c’est vraiment une honte. Pour qu’une séance de cinéma soit réussie, il ne suffit pas d’une bonne qualité visuelle – la qualité du son intervient aussi, tout comme le confort des sièges, la décoration… Tous les aspects jouent un rôle ».

Lorsque le BFI a pu disposer de fonds pour refaire la salle, cette notion « d’expérience globale » occupait l’esprit de toutes les personnes concernées. « Je voulais installer un système son possédant au moins trois voies », explique Ed. « Le processeur audio que nous avions ne pouvant pas gérer la triamplification, nous avons examiné plusieurs alternatives. Il est vite apparu que le DME constituait une solution abordable et polyvalente, offrant un grand nombre de fonctions. Il était également recommandé par Unique Cinema Systems, en Norvège. Le Norsk Film Institute avait installé un DME, ce qui nous a rassurés : ce processeur devait être à la hauteur ! Je savais aussi qu’il est utilisé dans la salle de projection de DTS, dont le Directeur Technique recommande fortement les produits Yamaha ».

En définitive, Ed a spécifié un système audio 4 voies. Les signaux audio lus sur divers formats de films – 35 mm, 70 mm, DTS et Dolby – se trouvant décodés, envoyés à un processeur Panastereo Cinema puis au DME64N, qui assure les tâches de filtrage, de retards et d’assignation aux enceintes Surround.

« Un des grands atouts du DME est qu’il possède des correcteurs paramétriques », précise Ed. « Les processeurs dédiés cinéma n’offrent que des égaliseurs graphiques. Mais l’action d’un correcteur paramétrique sur le son est plus souple que celle d’un graphique tiers d’octave. On peut par exemple atténuer ou accentuer une bande de fréquences bien plus étendue en une seule opération, là où il faudrait régler de nombreux curseurs un à un sur un égaliseur graphique. On a beaucoup plus de possibilités sur le DME, à la fois grâce aux différents réglages et au choix des composants, comme par exemple les filtres passe-haut et passe-bas ».

« Le DME est par ailleurs d’une grande polyvalence », poursuit Ed. « Le logiciel de configuration permet de créer tous les traitements désirés, et il suffit ensuite de transférer cette configuration dans le processeur du BFI. Pour l’instant, nous l’utilisons de façon assez basique, mais j’ai bien l’intention d’aller plus loin dans la sophistication des fonctions. J’espère, au final, envoyer le signal de sortie du serveur de médias en numérique vers le DME : moins on effectue de conversions A/N et N/A, meilleure est la qualité sonore ». Grâce à la souplesse procurée par les cartes d’interface de la gamme MY Yamaha, de telles modifications de la configuration du système s’effectuent facilement.

Le DME64N constitue d’ores et déjà un élément vital dans la chaîne du signal de la salle Southbank rénovée du BFI ; allié aux nouvelles enceintes et aux nouveaux amplificateurs, il apporte une amélioration significative à la qualité du son lors des projections. « Notre intention était d’obtenir une qualité de restitution supérieure, et nous y sommes parvenus », conclut Ed. « Il a été très facile de configurer le DME, et il est extrêmement fiable – il fonctionne et continue de fonctionner sans aucun problème. Nous sommes très satisfaits de notre système ».


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